ANALYSE GLOBALE des DYSFONCTIONNEMENTS HUMAINS.

L'homme est double : Deux instances luttent pour le pouvoir, à l'intérieur de lui.
La dualité humaine.
Tout être humain est habité par deux "personnalités" antinomiques.
L'une est sa véritable identité - son âme - symbolisée par les deux papillons (son conscient/à droite, et son inconscient/à gauche). De plus, tout être humain porte le sexe opposé dans son inconscient. C'est cette réunion (consciente) de ses deux aspects (masculin et féminin) qui permet à l'homme de faire naître sa véritable identité humaine. En revanche, la séparation (manifeste dans l'illustration) l'en empêche.
L'autre est son ego, un ennemi puissant, symbolisé par le serpent. C'est lui qui divise son âme et fait obstacle aux vraies valeurs humaines.
L'ego est en effet capable de penser, parler et agir à sa place, parce qu'il siège dans son mental, ce qui pousse l'homme à s'identifier à lui. C'est ce qui lui permet de garder le pouvoir en séparant ses deux parties psychiques (conscient + inconscient). C'est pourquoi je l'ai intercalé entre les deux papillons. C'est lui le Di-able qui nous di-vise.
Or, le rêve est un langage (codé), dont le but est de permettre à l'homme de prendre conscience de cette situation intérieure, source de toutes ses souffrances. Au fil des interprétations, l'inconscient s'éclaire (devient conscient), la lucidité s'installe, et l'ego cesse d'exercer sa tyrannie et ses abus de pouvoir... L'être humain, alors, en se réunissant peu à peu, redevient ce qu'il est: son âme.
Tous les dysfonctionnements de notre humanité - du suicide au meurtre, en passant par les maladies mentales, la dépression et la délinquance - proviennent de la même source : notre ego-animal, capable de tout, à partir du moment où nous nous identifions à lui (parce que nous croyons être lui).
Aujourd'hui,
notre humanité est prête à identifier cet ego, ainsi que
le montrent de nombreux indices, dans le domaine public: Renaud l'affirme dans
sa chanson Docteur Renaud, Mister Renard, inspirée par le roman
de Stevenson, (Docteur Jekill and Mister Hyde, dont le canevas était
lui-même le développement d'un rêve...). Amélie
Nothomb le dit aussi dans son roman Cosmétique de l'ennemi.
De nombreux films (
Le pharmacien de garde, ou Le clone, avec
Schwarzenegger, ou encore L'associé du diable, avec Al Pacino)
mettent cette dualité en scène, en développant les conséquences
dramatiques du fonctionnement de l'ego sur notre vie intérieure et extérieure.
Les
indices qui vont dans le sens de l'âme sont également nombreux:
la demande est forte pour une société plus juste, et pour le droit
des plus faibles (enfants, femmes, exclus). La difficulté vient du coeur
même des situations à améliorer: Chaque être humain
est habité par son ego, capable de se retourner contre ses pairs et contre
lui-même. C'est le spectacle désolant d'un enfant rackettant un
autre enfant, un SDF poignardant un autre pauvre hère, une femme exploitant
d'autres femmes. Ce spectacle est celui de la loi du plus fort. Cette
loi est celle de l'ego. L'ego est un
animal à l'intérieur de nous. Pour nous en débarrasser,
il nous faut d'abord le voir. Autrement dit en prendre conscience.
Cette prise conscience, notre humanité est prête à la faire.
Notre société véhicule inconsciemment les valeurs de l'ego, avec le culte du premier à tout prix (en écrasant l'autre, en se doppant, en trichant etc...). Actuellement, beaucoup de voix s'élèvent contre cet état de fait. Pourquoi ne pas prôner aussi les valeurs inverses ? Cela pourrait se faire dès l'école maternelle, en soumettant aux enfants d'autres valeurs, telles que:
Le plus fort n'est pas celui qui écrase le faible, mais bien plutôt celui qui le protège et que la véritable grandeur n'est pas la tyrannie, mais la défense du tyrannisé.
Dans les écoles, en Angleterre, une réunion hebdomadaire a lieu pour essayer d'améliorer la vie scolaire. Voici l'histoire que raconte aux enfants un des professeurs responsables.
Un vieux monsieur se retrouve aux portes du Paradis, après une vie bien remplie. Saint Pierre lui souhaite la bienvenue, mais notre homme demande une faveur: Pourrait-il visiter l'Enfer, avant de s'installer au Paradis? On le lui accorde sans problème. Il se retrouve donc dans un lieu idyllique, avec un buffet magnifiquement garni, mais où tous les habitants sont d'une maigreur extrême. Pourquoi une telle discordance? Pourquoi tant de nourriture et des gens visiblement si affamés? La réponse est simple: Ils ne peuvent se servir qu'avec de très longues baguettes, de plus de deux mètres. Il leur est donc impossible de manger quoi que ce soit. Le nouvel arrivant est ensuite conduit au Paradis, et là, surprise: le décor est exactement le même, avec la même abondance, mais les gens sont manifestement bien nourris. Il demande à voir leurs baguettes: elles sont tout aussi longues que dans l'Enfer. Il s'étonne, mais on lui répond: Ici, les résidents se nourrissent mutuellement....
En France, l'instruction civique redevient à la mode. C'est un peu la même idée, mais la morale a quelque chose de rebutant, et passe beaucoup mieux à travers un conte. L'histoire des tyrans, qui finit toujours par provoquer la révolte des peuples, est aussi une bonne approche pour montrer que la loi du plus fort peut être mise en échec par l'union en nombre des plus faibles.
Celui qui impose sa force par des coups, du racket, des tournantes, est un lâche, contre lequel les victimes doivent se révolter.
L'union fait la force. Si la fuite alimente le pouvoir du voyou, la confrontation peut le déstabiliser, et le groupe le fera fuir. Car il s'agit bien d'inverser le rapport de forces dans un premier temps. Dans toutes les cours de récréation, les petits pourraient se regrouper pour résister au Caïd. Le nombre l'arrêtera. Et d'ailleurs, il est important de savoir que le chef de bande a peur, lui aussi. C'est à cause de sa peur qu'il est agressif et violent. Quand il réussit son coup, il oublie cette peur, ou la cache.
Il faut que la peur cesse. On pourrait rappeler les lois de la chevalerie, la défense de la veuve et de l'orphelin, la joie vraie d'avoir évité une injustice, car cela est dans le coeur de tout être humain: même un petit voyou de zone l'a en lui. Il faut simplement le lui donner comme une autre possibilité d'action. C'est pourquoi il faut surtout parler aux jeunes de cet autre qu'ils ont en eux, et que j'appelle l'ego.
C'est lui, le vrai voyou. C'est lui qui agit, et qui agira, tant que les jeunes délinquants s'identifieront à lui. Encore faut-il qu'on le leur dise... Mais c'est lui aussi qui pousse la victime à céder à sa peur, et à accepter l'inacceptable.
Notre identité humaine. L'homme est le seul à posséder la conscience, parmi tous les êtres vivants. C'est ce qui le rend humain.
L'ego est un prédateur.
L'ego dehors. Aujourd'hui, il nous reste à prendre conscience de l'ego, qui nous rend semblables à des animaux, régis par la loi du plus fort. L'ego applique d'instinct cette loi, comme dans la chaîne alimentaire. Il faut qu'il dévore quelqu'un. Si on s'identifie à lui, on le laisse dévorer autrui (toutes les exactions familiales et sociales depuis toujours, dans tous les pays du monde).
L'ego dedans. Si on lui interdit ce fonctionnement, par respect de l'autre, il risque de se retourner contre celui à l'intérieur duquel il habite, pour dévorer son âme: toutes les dépressions et les maladies mentales, psychiatriques, mais aussi toutes les situations où le sujet est la victime de quelqu'un sans pouvoir se défendre, parce que son ego se fait l'allié de celui qui abuse de son pouvoir dehors. Il est très difficile de se défendre lorsque une petite voix intérieure affirme que, de toute façon, on n'y arrivera pas. Quand cette instance décide de mettre le sujet à la famine, ou de répéter cent fois le même processus de vérification, on devient la proie de son ennemi intérieur, et la dérive psychiatrique se profile à l'horizon.
Quelques exemples. Dans une émission de Jean-luc Delarue (Jour après jour, 10-02-03), un de ses invités, Franck, atteint de TOC, a parlé d'une lutte épuisante avec lui-même, lutte dont il sort toujours vaincu, justement parce qu'il croit être celui qui ordonne ses rituels. S'il comprenait que ce n'est pas lui, qu'il s'agit d'un autre (l'ego), il pourrait enfin se battre contre lui victorieusement, et se libérer de son esclavage. Car l'ego est un esclavagiste (entre autres fonctions).
De la même façon, la maladie de Gilles de la Tourette peut s'expliquer par le fonctionnement soudain d'un animal, qui s'installe à l'intérieur du sujet, sans lui demander son avis. Dans la même émission, l'enfant qui en était atteint s'appelait Jonathan, et il m'a vraiment donné l'impression qu'il était "habité" par un goéland... (mais il faut bien entendu vérifier avec le sujet lui-même).
Mes outils : Les rêves, nocturnes ou éveillés.
Le rêve nocturne met souvent l'ego en scène. Encore faut-il le traduire correctement. Une jeune femme, atteinte de phobie de sauterelles, fit un rêve qui la terrorisa au point qu'elle dut faire un effort surhumain pour me le confier. Elle avait déjà essayé toute sorte de méthodes pour guérir, sans résultat. La traduction de son rêve lui fit prendre conscience de son ego, et son mieux-être fut immédiat et spectaculaire.
Lorsqu'on ne se souvient pas de ses rêves, le rêve éveillé permet de "voir" l'ego, comme une bête à l'intérieur de soi, et de le tuer, comme dans un jeu vidéo. Au bout d'un certain nombre de visualisations, l'ego est obligé de céder la place, et l'être humain retrouve son humanité et son équilibre. Alors...
... le pouvoir de l'ego diminue,


grâce à la ré-union de l'âme.
J'appelle cette méthode l'egostracisme : l'homme accède à son humanité en frappant son ego d'ostracisme. La mise en examen de l'ego aboutit à son exclusion du pouvoir.
Langage et Symboles utilisés par l'inconscient.
Tout langage est symbolique. Le mot Arbre n'est pas l'arbre, mais il le représente: il le symbolise. Le mot, quel qu'il soit, est un symbole pour représenter efficacement une chose, un concept, ou un sentiment, qui ont une existence propre, concrète (la chose), abstraite (le concept) ou affective (le sentiment).
Le rêve, lui aussi, parle par symboles, et utilise les mêmes procédés de style que le langage courant. Cela signifie qu'il met en scène des images, des allégories, des métaphores, des métonymies, des analogies, etc... On pourrait réunir tout cela sous le terme de paraboles. Il s'agit en fait d'une langue symbolique, qui puise constamment dans le monde extérieur, non pas pour en nommer les éléments (comme nous le faisons dans la vie éveillée), mais pour symboliser des parties psychiques qui nous appartiennent en propre.
Autrement
dit, on prononce le mot "arbre" en voyant
cette image: le mot et l'image sont deux symboles de l'arbre véritable
qu'on pourrait voir dans la nature (le monde
extérieur). Mais si le rêve nous montre un arbre, il l'utilise
en tant que symbole de notre nature humaine. L'arbre de mon rêve,
c'est moi. Cela signifie que le langage
de notre vie éveillée (extérieure) s'exprime dans une symbolique
simple (le premier degré), alors que le langage de notre vie psychique
(intérieure) s'exprime dans une symbolique double: le second degré,
justement nommé, puisqu'il faut traduire deux fois. C'est un arbre
(expression littérale du premier degré) = C'est moi (expression
symbolique du second degré). Bien entendu, l'arbre peut aussi représenter
un proche (=un autre être humain), ou encore l'ego, si ses caractéristiques
peuvent s'appliquer à lui dans le rêve. De toute façon,
il y a un double symbolisme.
Pourquoi le rêve utilise-t-il des symboles pour délivrer une information au rêveur ?
En fait, le rêve permet à l'homme d'accéder à une description précise et juste de l'état intérieur dans lequel il se trouve. Mais comment donner une description claire de quelque chose d'invisible? Le corps est un objet d'étude facile et objectivement réalisable, puisqu'il suffit de l'observer, de vérifier son évolution dans la santé et la maladie, pour tirer des conclusions objectives sur tous les éléments qui le composent. L'âme est très différente: elle n'a pas d'apparence matérialisée (à tel point que certains nient son existence ...), et il est impossible d'en rendre compte sans passer par l'analogie avec un élément connu (objet, être végétal, animal ou humain), avec lequel le rêveur va pouvoir établir une comparaison objective. Cette nécessité est la justification du second degré.
Voici par exemple
un rêve de cactus
.
Cette plante si particulière est fréquemment utilisée dans le langage courant pour imager une personne si piquante qu'on ne sait pas par quel bout la prendre. Si le rêveur se reconnaît, il s'agit de lui. Sinon, il s'agira d'un proche (père, mère, conjoint, enfant, de toute façon une personne "piquante" ayant un pouvoir sur lui). Le rêve doit toujours coïncider avec une information consciente, avec quelque chose que le rêveur sait déjà, mais vaguement (par exemple, sans l'avoir vraiment formulé). Il faut pourtant ajouter que le côté-cactus de quelqu'un vient uniquement de son ego, selon mon analyse.
Comprendre ses rêves permet donc de mettre au clair ses véritables relations avec autrui (les proches) et avec soi-même, ce qui implique une vision objective de ce qui se joue réellement à l'intérieur de soi. Tout rêveur va donc se voir confronté, (une nuit ou l'autre), à son ego, cet ennemi intérieur qui veut exercer le pouvoir à sa place, et qui n'hésitera pas, dans certains cas, soit à le transformer en assassin, soit à le pousser au suicide. Soit aux deux, comme dans le roman d'Amélie Nothomb, Cosmétique de l'Ennemi...
Le Rêve Eveillé Dirigé ou Visualisation, peut permettre de se rendre compte de cette situation - et de la corriger - de façon beaucoup plus rapide et efficace qu'avec le rêve nocturne: je le vérifie chaque jour dans ma pratique en cabinet.
Pour conclure, nous sommes actuellement dans une impasse - et nous le savons. Pour en sortir, nous avons une conquête à accomplir, celle de notre inconscient, qui nous appartient en propre et nous reste pourtant cadenassé. Le rêve (qu'il soit nocturne ou éveillé) est la clé magique nécessaire pour y entrer. Encore faut-il comprendre la parole codée qu'il utilise...
Nous
y rencontrerons notre ego, et nous le vaincrons en faisant alliance
avec notre partie psychique inconsciente, marquée du sexe
opposé. Et nous découvrirons alors que toutes les religions se
sont construites sur le pouvoir des parents
(et donc de l'ego) en faisant l'économie de la connaissance
de soi. C'est pourquoi elles ont toutes échoué. Si cette analyse
est juste, il nous faudra les remplacer par une spiritualité
authentique, fondée sur la reconnaissance de notre véritable identité,
celle de notre âme. Quand chaque individu aura le contrôle sur son
propre ego, les peuples accèderont
à la paix et à la fraternité
- parce que chacun les aura trouvées en lui-même. Alors, nous deviendrons
vraiment des êtres humains.
Et nous découvrirons que c'est cette humanité qui nous rend semblables à "Dieu", qui nous fait "à son image et à sa ressemblance", pour une raison très simple, c'est que Dieu est un symbole: celui de notre âme. Le jour où nous serons capables de nous identifier totalement à cette âme, nous deviendrons ce Dieu que nous implorons depuis toujours, sans réaliser qu'il est notre identité propre. Ceux qui s'insurgent contre cette approche pourraient se poser la question de savoir Qui en eux crie au blasphème. Car ce que j'affirme ici est un formidable espoir pour notre humanité (notre âme divine), mais une terrible accusation contre notre ego diabolique. Si cette accusation est juste, elle débouchera sur la condamnation de ce tyran, qui nous gouverne depuis la nuit des temps.
Alors, Justice sera faite, et l'Homme sera sauvé, dans le sens religieux du terme.

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